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    Ici, pas loin de la mer, ils sont pas tarés comme au milieu des canards à plumer dans le fin fond des vignes. C'est pas pareil, mais question intensité, ils se valent. Ici, c'est des cagettes que j'entre dans les ordinateurs. Et comme le patron il est drôle, il fait des blagues comme "c'est la sardine qui a bouché le port usb de marseille", on s'amuse comme des fous. Du moins on est obligé : la première fois, j'avais pas ri, sur un jeu de mot qui mêlait mistral, poivron vert et coucougnettes, et pendant quatre heures j'ai eu droit à une discussion sur les liens entre humour et relation clients.



    Tu parles de la relation clients !!! Une occasion de faire passer l'apéro dans les frais professionnels dès 9h30 le matin !!!



    Heureusement pour ceux qui suivent mes aventures (merci Monsieur Trentenerfs) je me suis retrouvée embarquée dans une soirée délire avec une mamy ménopausée couverte d'une casquette de cuir noir, et n'en déplaise au petit gros repoussant, elle est encore super équipée mamy, et pas mamy pour un sou, elle qui à coups d'amortisseurs popotinesques qui faisaient Bang Bang en même temps que Nancy Sinatra, a fait tourner autour d'elle la plus grosse collection de torses velus qu'il m'ait été donnée de rencontrer dans un petit bar, pendant que j'essayais d'échapper à Lucio (qui doit s'appeler Luc en vrai) qui arrêtait pas de me tripoter le cheveu...



    Mais bon là j'ai pas le temps, l'été est revenu c'est où la mer ?


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  • Enfin rien à faire un matin !!! si... juste vérifier que le plombier qui s'affaire sous ma douche, ne fasse pas plus de dégâts que possible. Mais à la rigueur il pourrait faire n'importe quoi, briser les murs à poings nus, essuyer son torse dans le rideau de douche rose bonbon (merci Innocente pour tes idées déco intérieure), que je ne comprendrais toujours rien à ces histoires de tuyaux qui rouillent et fuient et font plic ploc...

    On est passés à l'ère de l'électronique, non ?

    Et puis à ne rien faire, à part papotter plaisamment à une paire de gambettes fines et longues dans des bottes à mourir (la vie parisienne c'est du n'importe quoi), lire tout ce que j'avais en retard de lecture par ici, je me suis posé des questions sur mon vrai moi, et l'avenir du monde.

    Si on avait voté "oui" au referendum, j'aurais peut-être eu un beau Polonais au physique enchanteur, taillé par la fin du communisme, à la serpe sculptant le moindre muscle... parce que là ma matinée avec Maurice, moustachu bedonnant sentant la Gauloise et tout droit issu de la plomberie parisienne des années 50, c'est pas la même ambiance.


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    La nuit dernière, seule au milieu de mes cartons empilés les uns sur les autres, comme autant d'immeubles fragiles, avec pour unique lumière un modem qui se prenait pour un néon publicitaire, je me disais que je n'avais pas pris le temps de dire : « Aurevoir Belfort »... puis ça faisait quelques années, dans les faits, la vie courante, les rues et les petites boutiques que j'étais déjà partie...


    Puis ces quelques bougies, cette fenêtre et ses quelques lumières, les reflets par les carreaux sur mes buildings en carton plus ou moins défaits, le néon de modem, et je me suis dit : « Viva Las Vegas !!! »


    Après tout il y a bien là une Tour Eiffel comme ici...


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    Je ne sais pas encore comment on pourra appeler ça... un espace de socialisation, un carrefour de rencontres, une pirouette avec l'inconnu, les pages électroniques d'un journal intime... On s'en fout après tout... Je suis Agatha Christine.

     


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